J’ ébauche, je sème ,la vie naît rapidement…
Et là, ça pousse, c’est plus lent ,plus doux, presque maternant .
Je n’avance plus, je regarde , avance ,recule, monte, descend ,1 pas à gauche,2 à droite…
Et puis là, d’un coup, j’elague, cisèle , tête baissée je hache la lumière et tronçonne les ombres , et trouve enfin la direction de mon chemin.
Ma forêt est un parcours initiatique faite d angoisses et d’obstacles , mais j’aime à croire qu’elle m’emmène là où je regarde.
Après mes visages où quelque part je répondais à un obsessionnel « connais toi toi même « ,un dialogue analytique et confessionnel entre le sujet et moi ,là je taille ma route

J aime peindre des troncs , liens sacrés entre terre et ciel.
J’aime ce labyrinthe d’ombres et de lumières où fourmillent mille et une idées sur un rythme décalé jusqu’au multicentenaire .
Quelle éternité pour ce monde si précaire .
Une envie folle d’y respirer ce souffle de vie et d’y décharger comme autant de graines toutes mes émotions.

Donc je peins.